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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 23:09
En Algérie, l'aviculture présente des variables illusoires, a l'est comme à l'ouest du pays, cette activité tend vers l'inconnu. Des souches inadaptées, une alimentation primitive, une absence de statistiques, des abattages loin de la réglementation sanitaire etc...
nonobstant l'absence de véritables acteurs dans le management de cette activité, la production avicole a besoin d'un souffle générateur de modernisation par une plateforme de managers expérimentés. En effet l'incompétence dans ce domaine s'aggrave de jour en jour dans la région ouest laissant la place aux spéculateurs, ce qui provoque des phénomènes de crises ingérables et dont les conséquences sont subies par le consommateur.
En l'absence d'un véritable profil de spécialiste dans la profession, cette activité est livrée à elle même et génère à l'état des sommes importantes. certains chiffres en argumentent cette mauvaise situation. Des centres de poulet de chair relevant du Groupe Avicole Ouest dépassent 70 jours d'élevage pour avoir un poids timide d'abattage, soit presque deux fois la durée normale d'élevage, des taux de mortalités dépassant les 20%, une médication a outrance, une exploitation des capacités à peine 50% du total. En bref une véritable catastrophe qui génère des déficits  devenus une situation normale aux yeux des uns et des autres.
Tous les aspects méritent par conséquent une réadaptation du système.  
Par Djel
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 22:49
Le déficit en protéines animales figure parmi la plus grande tendance décelable aujourd’hui dans les consommations alimentaires, hormis cette attente de qualité nutritive, une grande préoccupation est liée à la stabilité du marché du secteur de la production animale en Algérie.
En effet, parmi les sources censées apporter aujourd’hui cette matière, les produits avicoles en constituent la part la plus vénérée mais aussi la plus sensible.
En dépit de toutes les difficultés que connaît le secteur de l’aviculture, en dehors des performances, la baisse tendancielle de la consommation des produits avicoles semble avoir un effet beaucoup plus déstabilisateur du marché, lié notamment à la hausse régulière des prix des intrants mais aussi à la variation chronique de l’offre et de la demande de ces produits. Cette situation a mis a rude épreuve la filière avicole notamment à l’ouest de l’Algérie pour des raisons liées fondamentalement à l’absence de compétence apte à décrypter les variables de cette activité et le rôle inefficace des entreprises impliquées dans ce secteur de la région.
Des phénomènes conjoncturels de crises non maîtrisables, devenus durables en l’absence de spécialistes et d’une organisation managériale capable de relever ce secteur .
La filière doit par conséquent agir dans un contexte d’intégration totale, centré sur un système de régulation du marché, depuis l’importation ou l’exploitation des reproducteurs jusqu’à l’abattage des cheptels. Tout ceci entrepris par un mécanisme assemblant à la fois l’optimisation des composants de cette activité et l’adoption de stratégie permettant une stabilité du marché et une pérennité de l’activité ou la fonction avale actionnée dans une logique économique lui revient le rôle de locomotive.
Parmi les remèdes pouvant interagir dans ce contexte :
- Un assainissement de la situation précaire qui prévaut en matière d’organisation et de management;
- L’organisation de la corporation des aviculteurs ;
- Une configuration basée sur le savoir faire et la compétence;
- La planification en amont et en aval de l’activité ;
- La mise en place de circuits de production intégrée (centres de production, abattage transformation, contrôle sanitaire, réseaux de distribution…) ;
- Développement des structures de stockage et de conservation ;
- Mise à niveau des structures et des équipements de production.

Ces fonctions, soumises à une régulation des flux et conjuguées à une stricte application de la réglementation sanitaire, permettront sans doute de jouer le rôle de locomotive de toute l’activité.( à suivre…)
Dans une étude du marché, les éléments essentiels qui permettent d’évaluer la situation du secteur sont donnés à titre illustratif à partir des statistiques émanant du marché professionnel et des services officiels sur les exercices 2006 et 2007 avec une projection sur l’année 2008.

1) Marché professionnel de l’élevage
1.1   Filière chair
1 cheptel reproducteur et OAC chair

Au cours de l’exercice 2006, le cheptel de poussin reproducteur chair importé au niveau national a été de l’ordre de 2.762.244 sujets pour les deux secteurs (public et privé) repartis comme suit :

Unité/sujet

Nature produit 1er semestre/06 2eme semestre/06 Bilan annuel 2006
OAC chair 2.292.110 3.129.200 8.421.310
Pous. Repro chair 1.063.617 1.698.627 2.762.244

Source : bureau sanitaire postes frontières.
Total secteur public : 749.051 (27% du total importé)
Le reste est mis en place par le secteur privé soit : 2.031.193 sujets.

Au cours de l’exercice 2007, selon les informations communiqués par le CNIS, 2.617.388 poussins reproducteurs chair ont été importés durant cette année dont 831.480 (32%) sujets ont été mis en place au niveau des filiales du secteur public, le reste soit 1.785.908 sujets ont été mis en place par le privé.
La production induite en OAC pour l’exercice 2008 en projection sera de l’ordre de 240 millions d’unités à cela s’ajoute les œufs à couver importés aussi par le privé, estimé à 8 millions d’unités.
La disponibilité totale en OAC sera de l’ordre de 248 millions d’unités qui sera destinée à l’incubation.
La quantité d’OAC qui a été incubée dans les couvoirs des filiales publics ne représente que 78 millions d’unités contre 170 millions chez le privé.
2 Poussin chair et poulet vif
Ces données nous amènent à une production de l’ordre de 169 millions de poussins chair d’un jour pour tout secteur confondu sur la base d’un taux d’éclosion moyen de 70% sans omettre le tri et les déclassements.
La production de poulets vifs sera de l’ordre de 152 millions dont environs 14 millions seront engraissés par les filiales publics soit 9% du total des disponibilités en poulet de chair.
Sur la base d’un taux de rendement moyen (groupes avicoles et privé) de 68% de rendement, l’abattage de ce volume de production donnerait un équivalent de  206.000 tonnes de viande blanche (pour une moyenne de 2 kg/sujet). En revanche, le volume qui sera traité par les abattoirs filiales publics sera estimé à 15.000 tonnes soit 7% du tonnage total qui subira un circuit d’abattage dans le stricte respect de la réglementation sanitaire des viandes blanches.
1.2   Filière ponte
3 cheptel reproducteur et OAC ponte
Au cours de l’exercice 2006, le cheptel de poussin reproducteur ponte importé au niveau national a été de l’ordre de 469.218 sujets pour les deux secteurs (public et secteur privé) repartis comme suit :
Nature produit 1er semestre/06 2eme semestre/06 Bilan annuel 2006
OAC ponte 2.634.560 1.145.095 3.779.655
Pous. Repro ponte 199.684 269.534 469.218

Source : bureau sanitaire postes frontières

Les filiales publics confondus ont réceptionné 170.733 poussins
Total des Groupes avicoles régionaux : 170.733 (36% du total importé)
Le reste est mis en place par le secteur privé soit : 298.485 sujets.
Au cours de l’exercice 2007, selon les informations communiqués par le CNIS, 216.628 poussins reproducteurs ponte ont été importés durant cette année dont 128.520  sujets ont été mis en place au niveau des filiales publics
Total des secteur public : 128.520 sujets, le reste soit 88.108 sujets ont été mis en place par le privé.
La production d’OAC ponte générée durant l’année 2008 à partir des effectifs Repro ponte mis en place en 2006 et 2007 est estimée à 41 millions d’unités. A cela s’ajoute les OAC ponte importés par le privé, estimés à 4.000.000 d’unités. La disponibilité totale devient 45 millions d’unités. Le secteur public représente 53% de la disponibilité totale.
4 Poussin ponte et poulette démarrée
La production totale prévisionnelle de poussins ponte au cours de l’exercice 2008 est estimée à 14.149.000 sujets dont 5.840.000 produite par le privé.
Les filiales publics sont estimées à 8.300.000 poussins ponte femelles. La quantité de poulette démarrée pour l’exercice 2008 est de l’ordre de 12.734.100 sujets. Soit une couverture de 80 ODC/h/an.
A partir de cette estimation du marché avicole il ressort que les filiales publics contribuent à une production de 15.000 tonnes de viande blanche soit 7% de la production nationale en viande avicole et à une production de 50% d’ODC (œufs de consommation) au niveau national.
Cette étude conduit aussi à évaluer le besoin en intrants avicoles (reproducteurs et OAC) par rapport à des niveaux de consommation.
Si la population actuelle est estimée à 35.000.000 d’habitants et que le niveau actuel de consommation en viande blanche n’excède pas 9 kg/h/an, le besoin en cheptel reproducteur chair selon les normes techniques devra être de l’ordre de 2.187.500 reproducteurs sur une base de calcul normative (un poussin reproducteur contribue à une production de 146 kg de viande soit un besoin de 16 habitants/an à raison de 9kg/h/an), or les importations en 2007 ont été de l’ordre de 2.617.388 sujets soit un surplus de 430.000 sujets qui ont plutôt contribuer à une déstabilisation du marché.
Aussi, si le niveau de consommation en ODC est estimé actuellement à 100 ODC/h/an, le besoin en reproducteur ponte sera de l’ordre de 146.000 reproducteurs sur une base normative de un poussin reproducteur contribue à une production de 24.000 ODC. Or les importations en reproducteurs ponte en 2007 ont atteint 216.628 sujets soit un surplus de 70.628 sujets.
2) L’approche technique
Si les aspects techniques ont toujours été l’élément clé de la réussite, il n’en demeure pas moins que la plus grande part de production représentée par le secteur privé en est totalement découplé de cet aspect par le fait que la quasi-totalité de ses acteurs opère dans des approches n’obéissant à aucune technique même la plus élémentaire.  Ceci est valable tant sur le plan du management technique que sur le plan nutrition qui représente la part la plus importante du coût de production (65% du coût global).
En effet, dans le domaine de la nutrition, à l’exception des exploitations dotée de spécialistes qui sont d’ailleurs rares, qui assurent des systèmes alimentaires, basés sur des formulations garantissant des apports selon les normes universelles, le reste du cheptel évoluant dans le secteur privé est soumis à des systèmes alimentaires très contestés et aussi sensibles sur tous les plans voire même des terrains d’essai et de tâtonnement tout venant.  Cette situation complique de plus en plus le secteur de l’aviculture en particulier en l’absence de lois promulguées dans les domaines de la normalisation et du respect des règles sanitaires, conjuguée à une absence d‘instruments de mesures et de contrôle des composants nutritifs et commerciaux (additifs, anabolisants, OGM…).
Le schéma des filiales publics, quoique démuni de spécialistes, dans ce contexte met en relief un système d’intégration presque parfait (centres d’élevage, de production, couvoirs, centres d’engraissement, abattoirs et usines d’aliment du bétail), doté de support technique de base tels que des laboratoires d’auto contrôle et des structures de programmation, l’ensemble opère dans le stricte respect de la réglementation technique et sanitaire en vigueur.
Bien que plusieurs approches dans le domaine de la sélection génétique, et la nutrition aient mis en évidence des résultats concrets  grâce aux progrès réalisés en matière de performances, en management et dans le domaine de la formulation, le Groupe ONAB  pourrait être une ligne directrice  d’une intégration dans le domaine de l’aviculture.
Nous citons à titre d’exemple les essais commerciaux réalisés par des spécialistes (Benkredda & al.) dans le domaine de la nutrition et l’élevage visant la réduction des coûts de production tels que l’usage des probiotiques, des phytases, des céréales,  des huiles acides, des anti coccidiens et tant d’autres qui ont contribué à la réduction de ces coûts.
D’autres approches sont à la portée des aviculteurs dans ce domaine et ayant trait à la valorisation des sous produits agro alimentaires et additifs, contribuant à la réduction des coûts de production et à l’amélioration des performances, nous citons à titre illustratif :
5       La substitution totale des issues et partielle du Maïs par le blé fourrager dans les aliments chair et dans les aliments ponte (source énergétique);
6       La substitution d’une part importante du T.Soja par le gluten produit localement (source protéique à envisager) ;
7       L’utilisation des huiles acides dans les aliments du poulet de chair en substitution partielle au Maïs ;
8       L’usage d’additifs tels que les probiotiques, réduisant des antibiothérapies coûteuses ;
9       L’utilisation de phytases en substitution aux apports phosphoriques coûteux.
Ces approches réalisées dans le domaine de l’aviculture par quelques rares spécialistes  du secteur public pourraient étendre la portée du secteur sur le plan technique mais dans un cadre organisé.
En dehors de ce circuit d’intégration, il est important de souligner la dépendance actuelle du pays en matière d’importation de poussins reproducteurs chair/ponte et œufs à couver qui demeure aussi une contrainte majeure au développement des filières avicoles (cas d’embargos sanitaire, matériel et performances génétique, disponibilité et coûts). Dans ce cadre d’autres approches visant une disponibilité de matériel biologique à l’échelle locale peuvent être envisagées en l’occurrence la création d’un centre de grands parentaux, générateurs d’intrants avicoles. Parmi les avantages d’un tel projet, on retrouve :
1       L’acquisition de la technologie des élevages des grands parentaux qui reste confinée au niveau de quelques rares pays (USA, France, Grande Bretagne…) ;
2       L’approvisionnement régulier et au moindre cout du marché national en facteurs de production aviaire ;
3       Les opportunités en termes d’export sur les marchés émergents (Afrique et Moyen orient).
A partir de cet exemple, nous pouvons présumer les effectifs des grands parentaux à mettre en place. Dans notre cas, pour les besoins en poussins reproducteurs chair qui sont évalués à 2.200.000 sujets/année, les effectifs du centre grands parentaux seront de 55.000 femelles de la lignée femelle, 9900 mâles de la lignée femelle (18%), 13750 femelles de la lignée mâle (25% de la lignée femelle) et 2750 mâles de la lignée mâle (20% des femelles de la lignée mâle). Ces effectifs sont déterminés sur un standard de calcul de 40 reproductrices femelles/femelle grand parentale de la lignée femelle et 20 reproducteurs mâles/femelle grand parentale de la lignée mâle.
Le fonctionnement n’est pas si simple qu’on l’imagine et nécessite une technologie de pointe sur le plan management, génétique, nutrition et biologie.
Pour ces aspects, le concours du monde universitaire et professionnel est plus que nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de ses structures.
A cet effet, le soutien des pouvoir publics et la participation du l’université contribueront aux stratégies à mettre en place dans le choix du matériel biologique selon la demande de la profession. A titre d’exemple :
Si l’orientation tend vers un assemblage de critères  de production, le choix des caractères génétiques (caractères phénotypiques et génotypiques) déterminera l’étendu des schémas de sélection à savoir souche légère, semi lourde, œuf calibre moyen, gros calibre…
3) Finalité du processus
Au vu des objectifs technico-économiques visant le développement du secteur et la consommation à large portée, la finalité de l’approche devra aboutir à :
1       La réduction des coûts de production des produits avicoles par :
2       L’amélioration des performances techniques;
3       La mise à niveau des structures de production ;
4       La valorisation des sous produits agro alimentaires;
5       La mise en place de systèmes de formulation basée sur la notion du mélange au moindre coût;
6       Le développement de la sphère de concurrence haute gamme;
7       La réduction des coûts des intrants avicoles.
2       La disponibilité de facteurs de production de haut potentiel génétique par :
3       L’exploitation locale de Grands parentaux ;
4       La diversification des souches ;
5       L’orientation du choix stratégique des productions.
6       Le transfert technologique et la mise à jour
7       L’organisation de la filière par :
8       La mise en place du conseil national de l’aviculture;
9       La création de l’agence Algérienne de la production,  santé et alimentation animale (AAPSAA statistiques, étude et expertise, recherche et développement, orientations techniques et médicales…) qui constitue un point de soudure entre l’industrie avicole et l’université ;
10  L’assemblage des associations activant dans la corporation en Association Nationale pour défendre les intérêts de la profession;


source: Benkredda: conférence technique sur l’aviculture.

Par Djel
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 17:40
Devenue à la une, la solitude envahie de plus en plus les personnes soumises au stress de la vie moderne. Le boulot en est la cause principale. A l'exception de quelques professions libérales, le niveau de stress le plus élevé est observé chez les cadres et les travailleurs en particulier et chez certaines personnes qui font beaucoup d'efforts (moral et/ou physique) pendant la journée qui sont les plus concernés en devenant presque robotisées par des réflexes horaires et calendaires. L'évidence en est démontré chez la plus part des cas étudiés qui pensent surtout à la fin des horaires de travail avant même de commencer leur boulot. Le stress est donc l'une des conséquences provoquant des effets parfois néfastes tels que la nervosité, les douleurs abdominales, l'asthénie, l'agressivité et bien d'autres effets allant même à la perte de l'équilibre normal de l'individu. Vaincre le stress est l'une des préoccupations primordiales de beaucoup de personnes et par conséquent tous ces effets conduisent involontairement dans la plus part des cas à la solitude parfois irréversible. C'est pour cela qu'il est conseillé de prendre un temps de détente suffisant et oublier complètement les malheurs de la journée pendant au moins une heure ou deux heures pour atténuer le stress et revenir à l'état normal de réflexion et d'organisation. Dans quelques cas extrêmes, la rupture est conseillée par une journée bien calme et loin de la monotonie.
Par Djelloul
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